Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a procédé à l’inventaire globale des mesures et initiatives entérinées dans notre pays en matière de gouvernance publique.
Le Chef de l’Etat s’est livré ce vendredi, à Addis-Abeba, en Ethiopie, à cet exercice dans le cadre du passage de Djibouti à l’examen du Mécanisme d’Evaluation par les Pairs (MAEP), en marge des travaux du 39ème sommet de l’Union africaine.
Dans cet exposé, le Président Guelleh a fait le récit détaillé de progrès enregistrés par notre pays dans chaque volet des quatre (4) grandes thématiques entrant en ligne de mire dans la notion de transparence publique diligentée par le MAEP, l’Instance panafricaine dévolue à la promotion de la Gouvernance dans le Continent.
Rappelons que la Démocratie et la Gouvernance politique, la Gouvernance économique et financière, la Gouvernance des Entreprises et le Développement socio-économique durable, constituent les piliers et domaines de prédilection que le MAEP définit pour les Pays d’Afrique en matière de probité, de transparence et d’intégrité.
C’est ainsi que dans son compte rendu sur le 1er volet de l’examen soumis à notre pays, en l’occurrence sur la thématique relative à la Démocratie, à l’Etat de droit et à la Gouvernance politique, le Président Guelleh a fait état de nombreux progrès et réformes enregistrés par notre pays dans ce domaine.
« Les acquis de mon pays sont probants », a, à ce sujet, indiqué d’emblée le Chef de l’Etat.
« Le Parlement exerce pleinement ses prérogatives vis-à-vis de l’exécutif …De même, le pouvoir judiciaire s’exerce d’une manière libre et indépendante », a affirmé le Président Guelleh, donnant ainsi la pleine de l’aptitude établie de la notion essentielle de séparation des pouvoirs en République de Djibouti.
Dans son exposé, le Chef de l’Etat a cité aussi le renforcement des Institutions d’Etat dont « le Conseil Constitutionnel, le Médiature de la République, la Commission nationale des Droits de l’Homme et la Commission Nationale indépendante de Prévention et de Lutte contre la Corruption », au titre d’autres réformes majeures adoptées en faveur de la capacité de notre pays à concilier les exigences de modernité et de transparence publiques les plus pointues.
Dans son compte rendu relatif à l’état de notre pays en matière de « Gouvernance économique et financière », second critère d’évaluation du MAEP, le Président Guelleh a relayé la volonté de Djibouti de poursuivre les efforts engagés dans ce domaine.
« Là aussi, les progrès sont conséquents et doivent être consolidés pour aller vers une plus grande responsabilisation », a, à ce propos, déclaré en substance le Chef de l’Etat, signalant d‘ailleurs le fait que ce secteur soit promis à davantage de résultats positifs sous l’effet de « l’Institut Nationale de la Statistique de Djibouti, ... Créé en vue de la production des données ponctuelles, fiables et de qualité ».
Le Président Guelleh a dressé également un portrait similaire au sujet de l’aptitude de notre pays à s’arrimer avec les objectifs et performances définies au sein du 3ème critère d’évaluation du MAEP, « la Gouvernance d’Entreprise »
Dans ce domaine aussi, « nos efforts se poursuivent conformément à la vision 2035 de Djibouti et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine qui mettent l’accent sur développement du secteur privé, véritable moteur de richesses et d’emplois », a, à entre autres, noté le Chef de l’Etat, dans ce volet précis.
En ce qui concerne la situation de notre pays en termes de « Développement socio-économique », 4ème et dernier critère d’évaluation du MAEP, le Président Guelleh a relaté le fait que la République de Djibouti appréhende cette thématique à travers des efforts inlassables dans le domaine de « la valorisation du capital humain ».
« La protection sociale, la promotion d’une croissance inclusive et durable tournée vers la réduction de la pauvreté et des inégalités », constituent par ailleurs des politiques largement entérinées chez nous en faveur du développement socio-économique, a mis en lumière le Chef de l’Etat, réitérant la détermination de Djibouti à faire de la gouvernance et de la transparence un levier stratégique de son accès au développement durable.
Il y a lieu de préciser que le Président Guelleh s’est ainsi livré à la présentation des dispositions djiboutiennes en matière de Gouvernance et de Transparence dans la cadre de l’évaluation de notre pays, aux côtés de 5 autres nations africaines- la Sierra Léone, la République togolaise, la République du Ghana, la République du Zimbabwe et la République de Sao Tomé-et Principe- au sein de la 35ème session ordinaire du MAEP.
