Mesdames et Messieurs,
C’est avec beaucoup de satisfaction et beaucoup de fierté que je prends la parole aujourd’hui devant vous, à l’occasion de cette cérémonie de célébration de 250 premiers ingénieurs formés sur le sol djiboutien.
Il s’agit d’un moment marquant de notre histoire éducative et de notre trajectoire nationale dans la conquête de la souveraineté des compétences.
En contemplant ce résultat, je mesure le chemin parcouru. Notre pays sort progressivement d’un système de formation longtemps marqué par son caractère élitiste, par la rareté des filières techniques de haut niveau et surtout par une insuffisance de ressources humaines pour accompagner le développement national.
Aujourd’hui, notre pays fait la preuve qu’il est capable de former, chez lui, des profils stratégiques dont il a besoin.
La filière ingénieure occupe à cet égard une place particulière. Elle se distingue des autres parcours de formation par sa transversalité et son exigence scientifique. Car l’ingénieur est à la fois concepteur, innovateur et bâtisseur. Il est au cœur des choix structurants qui engagent l’avenir d’une Nation.
C’est pourquoi j’ai toujours considéré l’investissement dans le capital humain comme l’axe le plus fiable et le plus durable du développement.
Car nous savons tous que les ressources naturelles peuvent s’épuiser, que les conjonctures peuvent fluctuer. Mais une Nation qui investit dans l’intelligence, les compétences et la créativité de sa jeunesse se dote d’un levier de croissance solide et durable.
Mesdames et Messieurs
Les ingénieurs que nous célébrons aujourd’hui ont un rôle déterminant à jouer.
Ils vont contribuer activement à la diversification de notre économie. Ils vont impulser un nouveau dynamisme au secteur industriel. Ils vont aussi soutenir l’émergence d’activités à plus forte valeur ajoutée, améliorer la compétitivité de nos entreprises et optimiser les procédés industriels. Leur expertise sera donc indispensable et attendue dans beaucoup de domaines.
Trop souvent encore, nos entreprises font appel à des compétences etrangères, faute de profils nationaux disponibles ou suffisamment valorisés. L’heure est venue d’inverser cette tendance. Les compétences Djiboutiennes existent désormais. Elles doivent être reconnues, intégrées et considérées.
Les secteurs porteurs sont nombreux. Il y a le secteur des énergies renouvelables qui constitue un enjeu stratégique pour notre souveraineté énergétique. Il y a le secteur des technologies numériques destiné à devenir le moteur de transformation économique et administrative. Mais il y a aussi le secteur de l’Environnement, dont la protection et la gestion durable exigent des expertises pointues.
J’en appelle donc solennellement à nos entreprises à miser sur le potentiel local. Car recruter un ingénieur djiboutien, c’est investir dans la compétence nationale, c’est renforcer l’économie du pays, c’est participer à l’effort collectif du développement.
Mesdames et Messieurs,
Je ne veux pas éluder ici les défis de l’insertion professionnelle auxquelles sont confrontés nos jeunes diplômés. Ces difficultés sont souvent liées à l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail. C’est pourquoi nous devons renforcer le dialogue entre nos institutions de formation, l’Etat et le secteur productif. Pour assurer ainsi une meilleure articulation entre le savoir académique et les exigences professionnelles.
Chères lauréates, chers lauréats,
Vous voilà porteurs d’un savoir précieux mais aussi d’une responsabilité. Celle de mettre vos compétences et votre créativité au service de votre Nation. Djibouti compte sur vous. Pour que votre réussite individuelle contribue à la réussite collective. Donc ayez confiance en vous, osez innover, osez entreprendre. Et gardez toujours à l’Esprit que le développement de notre pays est une œuvre commune.
Je vous félicite chaleureusement pour votre parcours.
Vive la Jeunesse Djiboutienne
Vive l’Excellence et le Savoir
Vive la République de Djibouti