Dans une allocution solennelle prononcée ce mardi, à la veille de l’Aïd Al-Adha, le Président de la République, Ismaïl Omar Guelleh, a délivré un message fort, bien au-delà des vœux traditionnels. Pour le chef de l’État, cette fête constitue une véritable « école de foi », porteuse d’enseignements essentiels pour bâtir une société résiliente, unie et prospère.
« Cette fête n’est pas un simple moment de joie passagère : elle est un message éternel qui nous rappelle les profondes significations du sacrifice », a-t-il déclaré dans un discours diffusé par les médias publics djiboutiens. Le Président a longuement insisté sur la vocation de l’Aïd Al-Adha à inspirer les nations dans leur quête de développement.
S’adressant à ses compatriotes « à l’intérieur du pays comme à l’extérieur », mais également aux étrangers qui nous font l’honneur de vivre parmi nous, le chef de l’État a développé une vision exigeante de la foi, intimement liée au progrès. Il a appelé à « un apprentissage de la culture de la sublimation, de la résilience, ainsi qu’au redoublement des efforts et de la patience », qu’il considère comme le socle indispensable d’un essor durable.
Au cœur de son intervention, le Président Guelleh a martelé un principe qu’il juge intangible : la force d’un pays ne se mesure pas uniquement à ses indicateurs économiques, mais également à l’unité de son peuple. « La force des nations réside dans l’unité de leurs rangs, la cohésion de leur société et l’adhésion aux valeurs de solidarité », a-t-il souligné, réaffirmant « l’attachement profond de Djibouti à ces valeurs dans sa marche nationale vers un avenir plus sûr, plus stable et plus prospère ».
Le Président a conclu son message par une pensée pour les pèlerins, ces « compatriotes et musulmans du monde entier réunis en ces jours bénis sur les Lieux saints de l’islam ». Il a imploré le Très-Haut de leur accorder « un Hajj réussi et un retour serein auprès de leurs familles », avant d’élargir ses « prières pour la paix et la stabilité à l’ensemble des pays musulmans. »
